
Biographie de Urbain GrandierImage:Urbain Grandier.jpg Urbain Grandier (v. 1590, Bouère (Mayenne) - 18 avril 1634, Loudun) était un prêtre français, fils d'un notaire royal de Sablé. Il fut accusé de sorcellerie et mourut sur le bûcher. Après son noviciat, Grandier fut nommé en juillet 1617, à 27 ans, curé de l'Eglise Saint-Pierre du marché et chanoine de l'Eglise Sainte-Croix de Loudun, dans le diocèse de Poitiers. Il semble avoir eu plusieurs relations sexuelles et affectives avec des femmes et avait acquis une réputation de séducteur. En 1632, quelques religieuses du couvent des Ursulines de la ville l'accusèrent de les avoir ensorcelées, en leur envoyant entre autres le démon Asmodée, pour les amener à commettre des actes impudiques avec lui. Les critiques modernes qui ont étudié l'affaire estiment que les accusations ont commencé après que Grandier eut refusé de devenir le directeur de conscience du monastère, sans se douter que la Mère Supérieure, la Soeur Jeanne des Anges, était devenue folle de lui, après l'avoir vu de loin et avoir entendu parler de ses exploits amoureux. On pense que Jeanne, mise hors d'elle par son refus, proposa au chanoine Mignon, ennemi juré de Grandier, cette place de directeur. Elle accusa alors Grandier d'avoir employé la magie noire pour la séduire. Les autres nonnes peu à peu se mirent à lancer des accusations du même genre. Bien des érudits modernes y voient un cas d'hystérie collective. Grandier fut arrêté, interrogé et jugé par un tribunal ecclésiastique, qui l'acquitta. Malheureusement pour lui, Grandier s'était attiré l'hostilité du puissant Cardinal de Richelieu qu'il avait publiquement attaqué en parole. Richelieu ordonna qu'on fît un nouveau procès, qu'il confia à un homme spécialement envoyé par lui : Jean de Laubardemont, un parent de la Mère Supérieure. Grandier fut arrêté de nouveau à Angers et on lui refusa le droit de faire appel au Parlement de Paris. Interrogées une deuxième fois, les nonnes (et même la Mère Supérieur) ne répétèrent pas leurs accusations, mais cela ne changea rien au procès où tout était décidé d'avance. Les juges (Laubardemont, Lactance, et Tranquille), après avoir torturé le prêtre, produisirent des documents prétendument signés par Grandier et plusieurs démons comme la preuve qu'il avait passé un pacte diabolique. Un des actes était écrit en latin et se donnait comme signé par Grandier ; un autre, presque illisible, comportait une foule de symboles étranges et était « signé » par plusieurs démons avec leurs cachets, aussi bien que par Satan lui-même (une signature se lit nettement Satanas). On ne sait pas si Grandier a écrit ou signé de tels actes sous la contrainte, ou s'ils ont été entièrement contrefaits. Malgré la défense de son ami Claude Quillet, Grandier fut reconnu coupable et condamné à la mort. Les juges ordonnèrent sa mise à la « question extraordinaire », forme de torture qui était d'habitude fatale, mais non tout de suite, et qui n'était donc appliquée qu'aux victimes qui devaient être exécutés tout de suite après. Malgré la torture, Grandier refusa d'avouer ce dont on l'accusait. Il fut brûlé vif. Publications
On lui a faussement attribué le libellé intitulé :
Bibliographie
Voir aussi
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