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Biographie de Olivier Besancenot

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Olivier Besancenot, né le 18 avril 1974 à Levallois-Perret, est un homme politique français d'extrême gauche, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).

Biographie

Origines et études

Né dans le département des Hauts-de-Seine (France), il est le fils d'un professeur de physique au collège et d'une psychologue scolaire. Il est titulaire d'une licence d'histoire de l'université de Paris X (Nanterre).

Il travaille comme facteur à Neuilly-sur-Seine depuis 1997 (il est aujourd'hui à temps partiel, à 80 %). Il déclare toucher 1000 euros nets par mois. En 2007, son patrimoine s'élève à 37000 euros, 277640 euros avec crédit . Il se déclare athée. En 2003, avec sa compagne Stéphanie Chevrier, qui travaille au service direction littéraire de l'éditeur Flammarion, il a un enfant.

Aux côtés d'Alain Krivine et de Roseline Vachetta, Olivier Besancenot est l'un des trois porte-parole de la LCR, formation politique d'extrême gauche. Il se définit comme « militant révolutionnaire » et cite plus volontiers Rosa Luxemburg ou Che Guevara que Trotsky, dont la LCR ne fait plus, depuis longtemps, sa référence unique.

Carrière politique

Les débuts

Image:Olivier Besancenot en pied - gare Saint-Lazare, mai 2005.jpg Ses premiers actes de militantisme se font à SOS Racisme, à l'âge de 14 ans, dans la commune de Louviers. Il intègre les Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR) et rejoint le bureau national en 1988. En 1991, il adhère à la LCR.

Il fonde, avec d'autres employés, une section CGT dans le supermarché Shopi à Levallois-Perret où il travaille pendant ses études. Membre de Sud-PTT depuis 1997, il est attaché parlementaire d'Alain Krivine au Parlement européen entre 1999 et 2000, avant de reprendre son travail à La Poste.

Election présidentielle de 2002

Olivier Besancenot combat, avec son parti, ce qui est appelé le « capitalisme ». Ils dénoncent les profits réalisés par les entreprises, profits qui selon eux ont trop souvent tendance à se répartir davantage entre les « patrons et les actionnaires », au détriment d'une « redistribution des richesses » aux salariés. Selon les idées politiques de la LCR, cette « minorité concentrant la plupart des richesses » détiendrait entre ses mains l'avenir des décisions politiques, économiques et sociales, et ce en « exploitant la plupart des êtres humains ».

La LCR le choisit, avec son accord, pour représenter ces idées lors de l'élection présidentielle, au début de l'année 2002. En avril 2002 il est, à 28 ans, le plus jeune candidat à l'élection présidentielle française et remporte 4,25 % des suffrages (1300000 voix). Dès son premier meeting, Olivier Besancenot donne le ton de sa campagne avec ce slogan : et avec notamment comme priorités une autre répartition des richesses, l'augmentation générale des salaires et des minima sociaux, l'interdiction des licenciements pour les entreprises bénéficiaires, la taxation des profits et des capitaux spéculatifs.

Elections européennes de 2004

En juin 2004, il est en tête de la liste LO-LCR Ile-de-France pour les élections européennes, qui rassemble 2,78 % des suffrages et par conséquent n'obtient pas de siège.

Référendum sur le Traité de Constitution européenne

Fin 2004 et début 2005 il se bat pour le « non » au référendum sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe du 29 mai 2005, jugeant celui-ci libéral et antisocial. Le « non » l'emporte en France, malgré la position des grands partis appuyés par les médias de masse.

Election présidentielle de 2007

Les résultats du référendum motivent plusieurs groupes de la gauche antilibérale à poursuivre le rassemblement pour les élections présidentielle puis législatives de 2007.

En 2006, la LCR ne signe pas l'appel « pour un rassemblement antilibéral et des candidatures communes » car les formulations qu'il contenait laissaient « la porte ouverte à la reconstitution d'une gauche plurielle n° 2, c'est-à-dire l'alliance gouvernementale avec Ségolène Royal ou le soutien parlementaire à sa politique ».

Par conséquent, le 25 juin 2006, la conférence nationale de la LCR annonce la candidature d'Olivier Besancenot pour l'élection présidentielle française de 2007. Dans le même temps, la conférence nationale de la LCR propose de retirer son candidat au profit d'un candidat unitaire si les clarifications sont faites quant aux relations avec la direction du PS. Image:Besancenot La Mutualite p1200299.jpg Le 20 décembre, le PCF choisit Marie-George Buffet « pour porter le rassemblement antilibéral à l'élection présidentielle » ; le 21 décembre 2006, Olivier Besancenot appelle la gauche antilibérale à se rassembler autour de sa propre candidature. Le 29 décembre 2006, il reconnaît rencontrer des difficultés pour obtenir les 500 signatures de parrainage nécessaires pour être candidat à l'élection présidentielle française de 2007, mais il les obtient finalement.

Le 16 avril 2007, en meeting à Rennes, il déclare que avant de dénoncer la .

Le 18 avril, jour de son anniversaire, en meeting à la Mutualité à Paris devant plus de 4000 spectateurs, ce qui en fait le plus gros meeting parisien du parti depuis 1968, et plusieurs milliers d'internautes, il expose son programme proposant l'interdiction des licenciements, une augmentation de tous les salaires de 300 �?�, un SMIC à 1500 �?� net tout de suite, la construction d'un million de logements sociaux et la création d'un service public de la petite enfance ainsi que du quatrième âge.

Le 22 avril, il recueille 1498581 voix à l'élection présidentielle, soit 4,08 %, ce qui représente une augmentation de 287019 voix par rapport à 2002 et le place en 5e position. Parmi les six candidats situés à la gauche de la gauche, il est le seul à échapper à la déroute. Suite au second tour qui oppose Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal, Olivier Besancenot appelle ses électeurs à manifester le pour les « mesures d'urgence sociales » qu'il a défendues durant la campagne, avant d'appeler à « voter contre Nicolas Sarkozy, sans pour autant soutenir Ségolène Royal » dans ce qui lui semble être un .

Alors que Nicolas Sarkozy vient d'être élu à la Présidence de la République, le 6 mai, avec 53 % des voix contre 47 % pour Ségolène Royal, Olivier Besancenot pose le constat que « quand la gauche court après la droite, elle perd » à propos des tentatives de rapprochements du PS avec le MoDem dans l'entre-deux tours.

Controverses

Dans son livre, Lettre recommandée au facteur, Henri Weber, ancien sénateur et actuel député européen, cofondateur de la LCR en 1968 et actuel membre du Parti socialiste qu'il a rejoint en 1986, met en évidence ce qu'il voit comme les contradictions de l'idéologie révolutionnaire dont Olivier Besancenot se fait le porte-parole dans son livre Révolution ! 100 mots pour changer le monde.


Annexes

Notes


Bibliographie

Ouvrages d'Olivier Besancenot

  • Tout est à nous !, Denoël, 2002,
  • Révolution ! 100 mots pour changer le monde, avec la collaboration de François Sabado, Flammarion, 2003,
  • Che Guevara, une braise qui brûle encore, avec la collaboration de Michaël Löwy, Editions Mille et une nuits, 2007,

Sur Olivier Besancenot

  • Robert Belleret, « Génération Besancenot », dans Le Monde, 11 novembre 2002.
  • Henri Weber, Lettre recommandée au facteur, Seuil, 2004.
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