
Biographie de Hélène OuvrardImage:HeleneOuvrard1959.jpg
Hélène Ouvrard (3 novembre 1938 - 6 janvier 1999), romancière québécoise BiographieNée à Montréal dans le quartier ouvrier Centre-Sud où elle passe sa jeunesse, elle s'intéresse très tôt à l'écriture. Son père, Jean Ouvrard, travaille pendant quelques années aux Editions Variétés, l'une des maisons québécoises qui prennent la relève des éditions françaises ralenties par la guerre et l'Occupation allemande (1940-1944). Il fréquente la libraire d'Henri Tranquille, haut lieu du renouveau intellectuel québécois, où l'accompagnent régulièrement ses jeunes enfants. Son oncle, Joseph, tient dans le quartier Centre-Sud une petite libraire qui fait aussi office de bibliothèque et de lieu de dicussion. Hélène Ouvrard fait des études classiques au Collège Marguerite-Bourgeoys (1953-1956), puis suit des cours de peinture le soir à l'Ecole des beaux-arts de Montréal. Dans les années cinquante, elle rencontre le poète et dramaturge Claude Gauvreau, signataire du manifeste automatiste du Refus Global (1948) et ami de son frère Georges. Elle s'impose dès 1965 avec un premier roman audacieux, La fleur de peau, publié aux Editions du Jour. A partir de 1968, tout en poursuivant son travail de création littéraire, elle est rédactrice pigiste dans le milieu des arts, du cinéma et de la radio. Elle écrit ainsi pour l'Office national du film, participe à la rédaction d'émissions culturelles à Radio-Canada, et contribue aux revues « Châtelaine », « Liberté », « Art Le Sabort » et à la « Barre du Jour ». Entre 1970 et 1975, elle est directrice et principale rédactrice de la collection « Initiation aux métiers d'art du Québec » aux éditions Formart, fondées par le graveur René Derouin. Elle écrit également, entre 1983 et 1993, des scénarios de films d'animations pour Suzanne Gervais à l'ONF et contribue à faire connaître des artistes québécois, dont récemment le peintre Marcel Baril. Boursière du Conseil des arts du Canada et du ministère des Affaires culturelles du Québec à plusieurs reprises, membre de lUnion des écrivains québécois (UNEQ), elle publie cinq romans, une adaptation littéraire de film, des nouvelles, des textes dramatiques pour la radio. Ses poèmes ont donné lieu à des éditions d'art, en collaboration avec plusieurs artistes dont le relieur Pierre Ouvrard, son frère, et la peintre Francine Simonin. Entre 1975 et 1988, elle effectue de nombreux séjours en France, où elle est membre de lAssociation des écrivains de langue française (ADELF) et du jury du prix France-Québec. Une semaine a été consacrée à ses oeuvres radiophoniques à la Radio Suisse Romande en 1983. A partir de 1989, elle se retire à la campagne, dans la Montérégie (au sud de Montréal), où se situait l'action de La Noyante. Elle y travaille à son dernier roman, La femme de Lespugue, que sa situation financière précaire et la maladie l'empêcheront de terminer. Elle décède du cancer en 1999, à l'âge de 60 ans. Signification de l'oeuvre"Au fond, tout le mystère de la poésie est d'être attentif au monde." "Pour écrire, il faut se reprendre, soi. Etre capable d'entendre rire les pierres si l'on veut saisir sa propre voix." L'Herbe et le varech Romans
Poésie (éditions d'art)
Textes dramatiques et nouvelles
Scénarios de films
Textes sur l'artSélection
Honneurs
Etudes sur Hélène Ouvrard
Etudes collectives:
Sources et liens externes
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