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Biographie de Francisco Bilbao

Francisco Bilbao (Santiago du Chili le 9 janvier 1823 - Buenos Aires, Argentine le 19 février 1865), fut un écrivain et un politicien chilien ; ses idées libérales lui ont valu le nom dApôtre de la liberté et peut-être considéré comme un précurseur de l'indépendance chilienne. Il est aussi à l'origine de la formulation « Amérique latine ». Image:FranciscoBilbao.JPG

Francisco a des origines françaises : il était le petit-fils du français Antoine Beyner. Dans sa jeunesse il a étudié au sein de Instituto Nacional du Chili et à Lima où résidait son père. Il suivit au Chili, l'enseignement de Sociedad de la Igualdad et de José Victorino Lastarria. La publication en 1844 de son article Société Chilienne a causé un grand scandale, et les Cortes (parlements) chiliens l'ont jugé immoral et blasphématoire. Il est condamné. Volontairement exilé à Paris, il entre en contact avec Lamennais, Michelet et Edgar Quinet. Il fait aussi la connaissance du colombien Santiago Arcos et se montre passionné par la révolution française de 1789. Il prend d'ailleurs le surnom de Vergniaud.

De retour au Chili en 1850, il a occupé une charge publique, mais son intérêt principal était autre : il s'est consacré à la formation d'un mouvement radical pour s'opposer durablement à la politique conservatrice de Diego Portales. Avec l'aide d'un groupe d'amis, et notamment Santiago Arcos, il est à l'origine de la Sociedad de la Igualdad (Société de l'Egalité), groupe qui diffuse les thèses socialistes dans les cercles libéraux, et qui rapidement atteint les soixante membres. Le mouvement soutient le courant d'opposition que portait la candidature de Manuel Montt.

La société a été dissoute et Bilbao est passé dans la clandestinité. Ses critiques formulées à l'égard de la religion catholique, particulièrement dans ses "Boletines del espíritu" (Bulletins de l'esprit) 1850 lui ont valu l'excommunication. Bilbao a pris part à la mutinerie manquée du 20 avril 1851 à Santiago. Il a ensuite gagné le Pérou, où il est resté un temps avant de gagner l'Europe pour une seconde fois (1855-57), avant de s'établir en Argentine. Il a consacré ses dernières années à l'écriture.

Oeuvres

  • La América en Peligro (1862)
  • El Evangelio Americano (1864)

Notes

Bibliographie et source

  • Ebauche traduite de l'article en langue espagnol.
  • Carla Soto,« Santiago Arcos : à la recherche d'une patrie Réforme et révolution ..., les dilemmes de la décennie de 1850 », Histoire et Sociétés de l'Amérique latine, n°6, novembre 1997.
  • Vicente Romero, « Du nominal latin pour l'Autre Amérique. Notes sur la naissance et le sens du nom « Amérique latine » autour des années 1850 », Histoire et Sociétés de l'Amérique latine, nº7, premier semestre 1998, pp. 57 86
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