
Biographie de Felix SteinerFelix Martin Julius Steiner (23 mai 1896, Stallupönen, Prusse orientale - 12 mai 1966, SS-Obergruppenführer, fut le commandant de la division Wiking et l'un des principaux généraux de la Waffen-SS. Steiner compte parmi les commandants les plus novateurs de la Waffen SS. Il commande avec succès le régiment SS Deutchsland durant les invasions de la Pologne, des Pays-Bas et de la France. Après ces campagnes, il est désigné par Heinrich Himmler pour superviser la création de la 5e Panzerdivision SS Wiking, puis pour la commander. En 1943, il est promu pour prendre la tête du 3e Panzer Corps SS. Le 28 janvier 1945, Steiner est désigné comme commandant de la 11e armée blindée SS, rattachée au groupe d'armée de la Vistule. Le 22 avril 1945, pendant la bataille de Berlin, il refuse d'obéir à un ordre direct d'Hitler lui enjoignant de lancer une contre-offensive, alors que le rapport des forces est de dix contre un en faveur de l'Armée rouge et que les unités allemandes sont à bout de force. Emprisonné jusqu'en 1948, Steiner est disculpé de l'accusation de crimes de guerre. Après avoir écrit quelques ouvrages apologétiques, il meurt le 12 mai 1966. Débuts militairesFelix Martin Julius Steiner voit le jour le 23 mai 1896, à Sallupönen, en Prusse-Orientale. En 1914, dès le début de la Première Guerre mondiale, Steiner rejoint comme cadet le corps des officiers prussiens. Il termine le conflit avec le grade dOberleutnant, et après avoir reçu la Croix de fer de première et de deuxième classe. Après la guerre, Steiner dirige une unité de FreiKorp, à Memel, en Prusse-Orientale. Il retourne dans l'armée en 1922 et est promu major en 1933. Après la prise de pouvoir par le NSDAP, Steiner rejoint l'état-major de la Reichswehr et commence à travailler au développement de méthodes d'entraînement et de tactiques nouvelles. Les idées novatrices de Steiner sont peu appréciées par les généraux de la Reichswehr, ce qui conduit naturellement celui-ci à rejoindre les Verfügunstruppen (VT), embryon de la future Waffen-SS. Dans la Waffen-SSSous les ordres de Paul Hausser, mis à la tête des VT, Steiner participe à leur entraînement et à leur développement. Il s'attache particulièrement à l'utilisation des armes automatiques et des grenades, au développement d'un esprit de corps, de camaraderie entre officiers et hommes de troupe, et à l'organisation de nombreuses épreuves sportives qui font des membres de la VT des athlètes accomplis, dont les performances surprennent la Wehrmacht . En 1935, Steiner prend le commandement d'un bataillon de la VT ; moins d'un an plus tard, il est promu Standartenführer et commandant du régiment SS-Deutschland. Au déclenchement du conflit, Steiner est toujours à la tête du régiment Deutchsland, mais avec le grade d'Oberführer. Il conduit son régiment lors de la campagne de Pologne et de la campagne de France et est décoré de la Croix de chevalier. La division WikingAprès les première campagnes, Steiner est chargé par Heinrich Himmler de superviser la création et de prendre le commandement d'une nouvelle division de volontaires, la 5e Panzerdivision SS Wiking. Celle-ci est formée par des volontaires non-allemands ; à l'époque de sa création, ils sont essentiellement issus des Pays-Bas, de Wallonie et des pays scandinaves. Il faut cependant noter que fin juin 1941, la division est à 90% composée d'Allemands et ne comporte que 1143 étrangers, dont 631 Néerlandais, 294 Norvégiens, 216 Danois, 1 Suédois et 1 Russe A partir d'éléments disparates, Steiner fait de la division Wiking une formation compétente qu'il commande durant de nombreuses batailles sur le front de l'Est jusqu'à son départ pour prendre la tête du IIIe corps Panzer en mai 1943. La seule exaction documentée de cette unité consiste en le massacre de 600 Juifs galiciens en Ukraine, deux semaines après le déclenchement de l'invasion de l'Union Soviétique. Le groupe d'armée de la VistuleEn janvier 1945, Steiner et le IIIe SS Panzer Corps sont transférés de la poche de Courlande pour aider à la défense du territoire allemand. Le IIIeSS Panzer Corps est affecté au groupe d'armée de la Vistule et reçoit une nouvelle dénomination en tant que 11e Armée Panzer SS. Lorsque l'Armée rouge atteint l'Oder, la 11e Armée Panzer SS cesse ses activités et le IIIeSS Panzer Corps est réaffecté à la 3e Armée Panzer, comme réserve pour la défense de Berlin. Durent la bataille de Halbe, la première bataille majeure de l'offensive contre Berlin, le général Gotthard Heinrici, commandant du groupe d'armée Vistule, transfère la plupart des divisions du IIIeSS Panzer Corps vers la 9e armée du général Theodor Busse. Le 1er avril, le 1er front biélorusse, commandé par le maréchal Joukov perce les lignes allemandes sur les hauteurs de Seelow. Sans tenir compte de la réalité, Hitler baptise les unités en loques sous les ordres de Steiner Armeeabteilung Steiner, appellation nouvelle, à mi-chemin entre un corps et une armée. Il donne l'ordre à Steiner d'attaquer le flanc nord du saillant créé par le 1er front biélorusse pendant que la 9e armée, repoussée vers le Sud du saillant attaque vers le Nord, afin de prendre les Russes en tenaille. Pour faciliter sa mission, Steiner se voit assigné trois divisions de la 9e armée, la 4e division SS Polizei, la 5eJägerdivision, la 25e Panzer Grenadier Division -qui se trouvent au Nord du canal de Finow, sur le flanc nord du saillant de Joukov- et le LVIe Panzer Corps de Weidling, qui se trouve à l'Est de Berlin, avec son flanc nord près de Werneuchen. Les trois divisions le plus au Nord doivent attaquer vers le Sud à partir d'Eberswalde (sur le canal de Finow et à 24 kilomètres à l'Est de Berlin) en se dirigeant vers le LVIe Panzer Corps, pour couper le saillant du 1er front biélorusse en deux. Steiner a toujours été l'un des commandants préférés de Hitler, qui admire son attitude selon laquelle « le boulot sera fait », et apprécie le fait que sa fidélité aille à la Waffen SS et non au corps des officiers prussiens. Joseph Goebbels apprécie lui aussi Steiner. A son propos, il écrit le 1er mars 1945, qu'« il est énergique et résolu et qu'il accomplit son travail avec fougue ». Cela n'empêche pas Steiner d'appeler le général Heinrici pour lui faire savoir que le plan conçu par Hitler est irréalisable. La 5e Jägerdivision et la 25e Panzer Grenadier Division sont encore déployées de manière défensive, et elles ne peuvent être redéployées pour l'attaque avant que la IIe Division de marine ne les relève ; cela ne laisse pour l'offensive que deux bataillons de la division SS Polizei, dépourvues de l'armement nécessaire. Heinrici contacte Hans Krebs à l'OKH, en lui faisant savoir que la contre-attaque ne peut avoir lieu et en demandant, sans succès, à parler à Hitler. Le 22 avril, lors de sa réunion de l'après-midi, Hitler apprend que Steiner refuse d'exécuter ses ordres. Il entre dans une crise de colère larmoyante, déclarant que la guerre est perdue, blâmant les généraux et annonçant qu'il restera à Berlin jusqu'à la fin et qu'il se suicidera. La fin de la guerreAprès la capitulation, Steiner est incarcéré jusqu'en 1948. Il fait partie des accusés lors d'un des procès de Nuremberg, mais toutes les charges sont abandonnées et il est relâché. Il consacre les deux décennies suivantes à écrire ses mémoires et plusieurs ouvrages sur la seconde guerre mondiale, considérés comme des plaidoyers pro domo. Felix Steiner meurt le 12 mai 1966. Notes et références
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