
Biographie de Blanche ReverchonBlanche Reverchon-Jouve est une médecin et psychanalyste française, née et morte à Paris (1879-1974). Blanche Reverchon fit des études de philosophie puis des études de médecine en France et se spécialisa en neurologie auprès de Joseph Babinski. Son père avait assisté aux cours de Charcot en même temps que Sigmund Freud. Elle exerça la psychiatrie à Genève. Elle y fréquenta les milieux pacifistes (proches de Romain Rolland) et féministes (c'est l'époque où paraît le roman de Victor Margueritte, La Garçonne, 1922). En 1921, elle rencontra l'écrivain Pierre Jean Jouve d'abord à Florence, puis à Salzbourg chez Stefan Zweig. Jouve se sépara de sa première épouse, Andrée, et le couple Pierre et Blanche se maria en 1925. En 1923, avec l'aide de Bernard Groethuysen, Blanche Reverchon traduisit Trois Essais sur la Théorie de la sexualité de Sigmund Freud. En 1927, elle rencontra Freud à Vienne qui lui aurait conseillé de devenir psychanalyste. Blanche Reverchon-Jouve fut analysée par Eugénie Sokolnicka puis par Rudolph Loewenstein et René Laforgue. On considère qu'elle appartint à la Société psychanalytique de Paris (SPP) à partir de 1928, mais elle n'apparaîtrait sur les listes officielles comme membre titulaire qu'à partir de 1932. En 1953 la scission qui devait conduire à la création de la Société française de psychanalyse (SFP) commença par une démission de Daniel Lagache, qui fut suivi par Juliette Favez-Boutonnier, Françoise Dolto et Blanche Reverchon-Jouve, puis par Jacques Lacan. En 1932, elle apparaît comme membre de la section française du Soroptimist International, l'association féministe créée en 1921. Hormis sa traduction du livre de Freud et un article publié en commun par Blanche Reverchon-Jouve et Pierre Jean Jouve, Moments d'une psychanalyse dans la Nouvelle Revue Française en mars 1933, elle n'a pas publié d'ouvrages. Mais il est connu qu'elle a considérablement influencé l'oeuvre de son mari, Pierre Jean Jouve, qui fit un usage très novateur et très original de la psychanalyse dans d'importants romans (Hécate, 1928 et Vagadu, 1931) et dans ses grands recueil de poèmes (Sueur de Sang, 1933, et Matière céleste, 1937). Elle orienta certainement Jouve vers la lecture des grands mystiques (Catherine de Sienne, François d'Assise, Jean de la Croix, Thérèse d'Avila). Le célèbre avant-propos du recueil Sueur de Sang (1933), intitulé Inconscient, Spiritualité et Catastrophe, doit certainement beaucoup à Blanche Reverchon. Elle a psychanalysé divers artistes, dont le poète anglais David Gascoyne et l'écrivain Henry Bauchau qui la met en scène sous le nom de "la Sybille" dans son roman La Déchirure (1966). Dans son journal, Henri Bauchau donne plusieurs témoignages sur Blanche Reverchon, nous donnant ainsi un portrait d'un personnage secret et certainement considérable. Bibliographie
Cette biographie de Blanche Reverchon est issue de l'encyclopédie libre et collaborative Wikipedia.Vous pouvez consulter la dernière version de la biographie de Blanche Reverchon ainsi que la liste des contributeurs à cette biographie ici. Les textes et les images de la biographie de Blanche Reverchon sont disponibles sous les termes de la Licence de documentation libre GNU. |