
Biographie de Achille LaviardeAchille Laviarde est né à Reims le 7 novembre 1841 et décédé à Paris le 16 mars 1902. Inhumé à Reims, Cimetière du Sud, il fut exhumé le 15 septembre 1976 pour reposer à Tourtoirac (Dordogne). Le personnage pittoresque que fut Achille Laviarde était le fils d'un fabricant de tissus de Reims, et passa son enfance au 33, rue du Barbâtre. A Reims, Achille fit ses études au Lycée, jusqu'en 1859. De 18 à 23 ans, il voyage : Tour de France , Italie, Suisse, Allemagne, Belgique, Angleterre, Algérie. Son père meurt en 1867. Achille était alors au service du Bey de Tunis. De retour en Europe, le duc d'Acquaviva (?) le charge d'une mission pour Saint-Marin (!) II revient à Reims, et s'y occupe de politique en faveur du candidat impérialiste Edouard Werlé, maire de Reims. Connu pour soutenir les comités bonapartistes, le 15 janvier 1873, il assiste, officiellement, aux obsèques de Napoléon III. 16 mars 1874, « Chef » de la Députation rémoise à la proclamation de Majorité du Prince impérial (Sur la photographie du groupement des personnalités rassemblées à cette occasion à Camden House, on l'y voit aux côtés de Paul de Cassagnac). En 1878, il s'occupe de Coopératives ouvrières. Et c'est à cette date que la mort d'Orllie-Antoine Ier, va faire virevolter son existence. Le 17 septembre 1878 décédait à Tourtoirac (Dordogne), S. M. Orrlie-Antoine Ier, le roi d'Araucanie et de Patagonie en exil. Les deux hommes étaient en relation : Orllie-Antoine Ier avait conféré à Achille Laviarde les titres de prince des Aucas, duc de Kialeon par un acte du 30 décembre 1873 (acte déjà contresigné par A. J. de la Rosa). Il n'y avait aucun lien de parenté entre eux. Par un acte passé à Paris le 26 mars 1882, le neveu et héritier désigné d'Orllie-Antoine Ier, « Monseigneur Adrien-Jean de Tounens » (1844-1889), renonça à ses droits en faveur d'Achille Laviarde. L'acte invoque les « dernières volontés » d'Orllie-Antoine Ier sans évoquer un testament écrit. L'acte est aussi contresigné par nombre de ceux qui avaient reçu une charge d'Orllie-Antoine Ier. On songe à Hugues Capet fait roi par le grands... Gustave-Achille Laviarde devient donc Achille Ier ou Aquillès Ier, roi d'Araucanie et de Patagonie. Dans l'acte de 1882, le nouveau roi a déjà deux ministres secrétaires d'Etat, le comte Antoine Jimenez et Antoine-Hippolyte Cros, duc de Niacalel, faisant fonction de garde des sceaux, ainsi qu'un conseil ministériel. Il fonde ou perpétue un ordre de chevalerie : « la Constellation du Sud », suivi d'autres : « la Couronne d'Acier », « l'Etoile du Sud ». Le « Gotha » enregistre l'existence officieuse de S.A.R. le prince d'Araucanie et de ses conseillers. Le comte Pecci, neveu du pape Léon XIII, lui donne de la « Majesté » ! Mentionnons le nom d'un modeste concitoyen de Laviarde, ami des premières heures, Emile Godret, dit Bazière, enfant du Barbâtre, qui avait accepté la charge d'un Ministère de la marine. Bouffonnerie qu'un Offenbach eût pu mettre en musique, sur un livret de Meilhac et Halévy ! L'épopée d'Orrlie-Antoine Ier restait à ce point populaire en France que son successeur put assurer le fonctionnement des institutions de cette monarchie en exil. La réussite d'Achille Ier fut d'obtenir l' exequatur pour les consuls qui le représentaient dans différentes villes d'Europe (Londres, Rome). Ses consuls en Italie passent pour avoir tenté d'escroquer l'ordre des salésiens mais le roi semble y avoir mis bon ordre. Achille Ier ne se rendit jamais en Amérique. Le Chilien Armando Braun Menéndez juge qu'il y avait entre son prédécesseur Orllie-Antoine Ier et Achille Ier toute la distance qui séparait un don Quichotte d'un Sancho Pança et plus exactement toute celle qui séparait un Godefroy de Bouillon d'un Tartarin de Tarascon. Achille Ier était marié à la princesse Dona Maria, Elisa-Alexandrine Guéry de son vrai nom, née à Reims (comme son époux) le 16 septembre 1851 et décédée en 1893 , qu'il tenait pour une épouse morganatique : on ne leur connaît pas d'enfant.
BibliographieSimon de Schryver, Le Royaume d'Araucanie-Patagonie, Antoingt, 1887. Achille Gigante, Il nuevo regno Arauco-Patagone (actes diplomatiques d'Achille Laviarde), Rome, 1888 (BM Reims). Jean Emile-Bayard, Montmartre, hier et aujourd'hui. Avec les souvenirs de ses artistes et écrivains les plus célèbres. Ouvrage orné de 15 h.-t. d'après les eaux-fortes originales de M. Lucien M. Gautier, Jouve & Cie éditeurs, Paris, 1925. Eugène Dupont, Rois d'opérette, p. 357 à 377, in Almanach Matot-Braine, 1935, René Druart, Achille Laviarde, in Travaux de l'Académie de Reims, n° 155, Reims, 1951-1952. Claude Pasteur, Le descendant du roi d'Araucanie, in Miroir de l'Histoire, août-septembre 1963. Dominique Labarre de Raillicourt, Nouveau Dictionnaire des Biographies françaises et étrangères, tome I, fascicule 10 (rois d'Araucanie), 1965. Jacques Fontugne, Gustave Achille Laviarde 1841-1902, communication faite en séance de la Société d'Agriculture, Commerce, Sciences et Arts de la Marne, à Châlons le 11 mai 1977. Jacques Fontugne, Généalogie Laviarde (1978). Chevalier Jacques Fontugne, baron de Fonte-Milla, vice-président du Souvenir Franco-Araucanien, Renseignements bibliographiques sur Achille Ier, second roi d'Araucanie de 1882 à 1902, Cahiers de l'Académie des Hautes Etudes Araucaniennes, n° 21, Paris, 1979. Michel Gaudart de Soulages et Hubert Lamant, Dictionnaire des Francs-maçons français , éd. Albatros, 1981 (Achille Laviarde, Grand Maître honoris de la Franc-maçonnerie italienne). Bernard Fouqueray, Achille Laviarde, enfant de Fléchambault, roi d'Araucanie, article publié dans Ville de Reims Informations en février 1987. Société bretonne des études patagonnes (président d'honneur : François Jean Mouneix, arrière-petit-neveu de Sa Majesté Orllie-Antoine 1er), n° 8, L'acharnement de la police parisienne contre Achille Laviarde. Dinan, éditions Protésilas, 2001 . Voir aussi la Bibliographie sur le Royaume d'Araucanie et de Patagonie. Sourcelien externe
Notes et références
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